Comment elle s'est reboostée grâce à sa formation de Divemaster


Jul 21 • 4 min read

Charlotte, franco-américaine, nous dit tout sur la formation de divemaster qu’elle a fait en Indonésie. Quand elle n’est pas sous l’eau, elle est consultante senior à Sydney. Ses passions? La plongée, le saut en parachute (elle a plus de 80 sauts solo à son actif) et elle vient tout juste de se mettre à la voile.

Charlotte, peux-tu nous dire ce qui t’a motivée pour faire ton divemaster?

Il y a deux raisons principales qui m’ont poussée à le faire:

Après quasiment 10 ans à plein temps dans un bureau, j’ai eu envie de prendre un break d’un travail certes intellectuellement palpitant mais aussi intense, parfois épuisant. J’avais envie de vivre de nouvelles expériences, de découvrir un autre métier qui permette de rencontrer du monde de tous les horizons, et d’être plus en contact avec la nature. Et tout ça en développant de nouvelles aptitudes.

J’avais atteint une sorte de plateau en plongée, et je voulais me mettre au défi, tout en améliorant mon niveau: lorsque l’on fait entre 4 et 10 plongées par an, on ne progresse pas vraiment. J’avais envie d’atteindre ce niveau où l’on est à l’aise quelle que soit la situation. L’objectif pour moi était de réduire ma consommation d’air, m’améliorer en flottabilité, et être à l’aise dans les courants.


Suivre une formation pour devenir divemaster est radicalement différent de ton métier de consultant. Qu’as-tu appris lors de cette expérience?

En plus d’acquérir des compétences en plongée, cette expérience m’a beaucoup apporté sur un plan personnel. Je travaillais tous les jours de 7 heures du matin à 18h, avec souvent pas le temps de déjeuner ou de faire de pause, et à la fin de la journée, j’étais lessivée. C’est très physique!

Mais quand tu fais quelque chose qui te plait, que tu travailles dans un environnement avec relativement peu de stress et des gens incroyables, que tu es actif physiquement et que tu partages ta passion, tout ça en vaut la peine. Tu n’as aucune envie que cela s’arrête.

Je ne me suis jamais sentie aussi bien dans mon corps, avec tellement d’énergie, et un mental d’acier. J’ai aussi compris que plus je plonge, plus j’aime ça!


Comment c’était de guider des plongées?

IL y a quelque chose de très gratifiant dans le fait de guider, d’être en charge plutôt que de juste faire partie d’un groupe. Tu ne suis personne donc tu peux décider de où tu souhaites aller, aussi avoir quelques moments à toi en connection avec l’océan. C’est aussi l’opportunité de rencontrer plein de monde de cultures différentes, parfois très différentes de ton groupe d’amis habituel et tu apprends beaucoup de ces échanges.


Quels conseils donnerais-tu à celui/celle qui voudrait faire son divemaster?

Je l’ai fait à Gili Divers à Gili Trawangan sur une période de 4 semaines et demi en 2016. Prenez votre temps. C’est un programme très intense et il vaut mieux y dédier 7 ou 8 semaines pour avoir aussi le temps de faire des ‘fun dives’, de passer des jours au sec, et se reposer de temps en temps.

Choisissez un endroit avec beaucoup de sites à proximité, car vous plongerez entre 2 et 4 fois par jour, tous les jours, pendant au moins un mois.

Et choisissez un endroit avec aussi beaucoup de monde, en haute saison. Comme ça, vous gagnez plus en expérience, vous aidez dans les cours, vous guidez sous l’eau etc.


Choisissez un centre avec du bon équipement, ou encore mieux, ayez le vôtre.

Les divemaster en devenir sont souvent sollicités pour que l’équipement le plus récent soit donné aux clients. IL ne reste que les équipements plus anciens. J’ai parfois dû utiliser mon octopus de secours car mon détendeur n’était pas ‘au point’. Et en toute franchise, c’est aussi un peu répugnant au bout d’un moment de ne pas avoir son propre équipement (surtout pour les combinaisons de plongée…).

Quels sont tes projets en plongée?

J’adorerai faire un cours de plongée profonde, de ‘tec diving’. Peut-être aussi Nitrox, et pourquoi pas travailler occasionnellement en tant que divemaster l’été. Peut-être ferais-je aussi mon niveau d’Instructeur un jour!


Quelle est ta prochaine destination?

Un liveaboard sur la Grande Barrière de Corail où j’ai passé mon premier niveau il y a 7 ans, car c’est proche de là où j’habite. Et la Paupouasie Nouvelle Guinée avec SeaCrush en août!