Businesswoman dans le digital, Vysia nous raconte pourquoi elle a fait son Divemaster


Jun 15 • 5 min read

Qui sont ces femmes qui décident de faire leur Divemaster? Beaucoup n’ont pas l’intention de travailler en tant que professionnelles de la plongée. Elles le font pour le plaisir, pour être plus expérimentées sous l’eau ou tout simplement pour le défi que cela représente. Quelles sont leurs motivations? Nous commençons notre série de portraits avec Vysia Yong Duffield. Originaire de Malaisie, Vysia est responsable du Digital et du e-Commerce chez L’Oréal.

Vysia travaille dans le numérique et passe ses meilleurs moments près de l’océan. Son moto? Aller de l’avant, tout donner pour ses rêves et aider les autres à son tour. #equipepetitesirene

Vysia, peux-tu nous dire pourquoi tu as décidé de faire ton Divemaster? Quelles étaient tes principales motivations?

J’étais encore adolescente lorsque j’ai plongé pour la première fois. J’étais partie faire un stage d’écriture à Mabul, Sipadan. Je suis alors tombée amoureuse de l’océan, et pendant des années, j’ai souhaité passer mon premier niveau, mais j’étais très prise par ma vie professionnelle - je travaillais alors dans une start-up. A chaque fois que je partais en déplacement professionnel, je trouvais le temps de faire un baptême pour découvrir les fonds sous-marins de là où je me trouvais: au Mexique, aux Bermudes, à Nice, en Floride et en Californie.

Quinze ans plus tard et environ 10 baptêmes à mon actif, la start-up pour laquelle je travaillais, Unruly, a été rachetée, et j’ai enfin pu prendre du temps pour moi. Je n’étais pas sûre de que ce j’allais faire, mais souhaitais utiliser le temps de ce congé sabbatique à bon escient. J’avais envie de:

  1. Faire quelque chose que je n’aurais pas pu faire à un autre moment
  2. M’amuser, tout en m’engageant dans quelque chose d’utile pour la suite, quelque chose qui pourrait éventuellement être un tremplin vers une autre carrière

Comment as-tu choisi le club avec lequel tu souhaitais faire ton Divemaster?

Lors de mes recherches, je suis tombée sur le blog de cet homme qui était parti à Utila Dive Center avec son fils. Il y avait fait son divemaster et racontait comment cette expérience avait changé sa vie. Je suis allée sur le site web de UDC et j’ai rempli le formulaire de contact sans attendre grand chose en retour. Stephen Shaw m’a contactée dans la journée. Après un appel au cours duquel il a répondu à toutes mes questions (c’était la première fois que j’entendais parler d’Utila et je n’avais pas plongé depuis des années), j’ai passé plus de temps à regarder les programmes ‘Zero to Hero’. J’aimais l’idée de passer du temps à faire quelque chose qui me plaise de manière structurée, et je me suis inscrite pour faire mon divemaster en juillet.

J’ai acheté un aller simple pour le Honduras. Quelques semaines après, je faisais mes bagages et quittais ma vie londonienne

Cela est un sacré changement de vie! Comment t’es-tu sentie alors?

C’est assez incroyable comme le hasard fait bien les choses. Alors que je partageais cette nouvelle étape de ma vie sur facebook, un ami m’a mise en contact avec l’une de ses collègues. Elle m’a donné plein de conseils et même prêté un ordinateur de plongée et de l’équipement. Alors que je donnais pas mal de choses à une association, j’ai rencontré Jay, qui est en charge de 1LoveCommunity à Londres, et dont l’amie, Tasha, avait vécu à Roatan. Alors que j’étais bloquée sur le continent au Honduras à la Ceiba, car l’avion était en retard et le dernier ferry, déjà parti, Tasha m’aida pour que tout se passe bien. A Londres, j’étais très indépendente. Il fallait désormais que j’apprenne à faire confiance à la bonté de personnes que je ne connaissais pas alors que je me rendais dans un endroit dont je n’avais jamais entendu parler avant, et avec une langue qui m’était inconnue.

…Et la plongée?

Je pensais que plonger serait facile - après tout, j’avais déjà fait d’innombrables baptêmes. Mais il a fallu que je réapprenne à respirer, voir et controler mes mouvements sous l’eau. C’était presque comme une seconde naissance. J’ai aussi rapidement réaliser que plonger pour le fun et être responsable d’autres plongeurs n’avait rien à voir. Le système de ‘buddy’ (et aussi le fait d’assister dans des cours) m’a appris à être plus empathique et vigilante envers les autres plongeurs.


Que t’a apporté cette expérience?

Les personnes que j’ai rencontrées à Utila étaient aussi très différentes. Mon mentor, Jemma, m’a beaucoup inspirée car elle met tout en oeuvre pour créer un impact positif par ses actions. Elle vient juste de lancer un projet de restauration du coral d’Utila, Utila Coral Restoration, qui vise à replanter des coraux dont les espèces sont menacées. Les autres personnes que j’ai rencontrées m’ont appris à lâcher prise, à faire confiance au destin, et à profiter du moment présent. Ils m’ont fait comprendre que parfois, même si l’on a tout ce que l’on pourrait souhaiter à un moment donné, et qu’on ne se sent pas épanoui c’est qu’il est temps de trouver ce qui vous fait vibrer à nouveau.

Je ne pense pas que j’aurais encore l’occasion de vivre cela, j’aime trop la vie citadine et mon métier. Cela m’a cependant donné une bonne ouverture d’esprit. La communauté des plongeurs est fantastique, elle te soutient. J’y ai connu une famille, et je citerai Bagby - quelle famille merveilleuse!

Quels conseils donnerais-tu à ceux qui veulent faire leur divemaster?

Sache ce que tu veux, renseigne-toi mais ne reste pas indécis. CHacun a une expérience de vie différente alors ne te compare pas aux autres.

Quels sont tes prochains projets relatifs à la plongée?

J’ai le projet de me former en plongée technique d’ici 2 ans.

Quelle est ta prochaine destination plongée?

Je pars à Bali dans quelques jours. C’est incroyable car mon instructeur du 1er et 2ème niveau, Eugene Beery, est maintenant basé là-bas, donc je prévois d’aller plonger avec lui. C’est fou comme la vie réserve des surprises, comme si tout était inscrit dans une boucle!


Comment elle s'est reboostée grâce à sa formation de Divemaster


Jul 21 • 4 min read

Charlotte, franco-américaine, nous dit tout sur la formation de divemaster qu’elle a fait en Indonésie. Quand elle n’est pas sous l’eau, elle est consultante senior à Sydney. Ses passions? La plongée, le saut en parachute (elle a plus de 80 sauts solo à son actif) et elle vient tout juste de se mettre à la voile.

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